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Communiqué de presse

Lundi 20 Mars 2017, 11:00

24 mars, journée d’actions contre le dumping social

Il faut agir au niveau local, national et européen

Stop au dumping social. Il est grand temps que les autorités locales, nationales et européennes prennent des engagements forts et clairs pour enrayer ce fléau. C’est le message que la FGTB et l’ensemble de ses centrales professionnelles feront passer ce vendredi 24 mars à l’occasion de la grande journée de mobilisation contre le dumping social. Le rendez-vous pour l’action nationale est fixé à 11h00, place du Luxembourg à Bruxelles, à deux pas des institutions européennes. 

Il va de soi que la Centrale Générale – FGTB s’inscrit pleinement dans cette mobilisation. C’est d’ailleurs un combat qu’elle mène depuis de nombreuses années. Et pour cause, en ayant la construction dans les secteurs qu’elle défend, elle est aux premières loges pour constater les dégâts sur le terrain.

Mais dans les faits, d’autres secteurs subissent eux aussi les effets du dumping social. Par exemple le nettoyage ou encore le gardiennage, sans oublier l’Horeca ou le transport.

Dans de nombreux secteurs dont la construction

C’est l’exemple le plus connu, avec les travailleurs détachés présents sur les chantiers belges. Entre 2012 et 2016, plus de 24.000 emplois ont été perdus chez nous. Dans le même temps, le nombre d’intérimaires, de (faux)-indépendants et surtout de travailleurs détachés a augmenté en proportion égale. Bref, des emplois de qualité, correctement payés, sont remplacés par des statuts plus précaires.  Ce que nous dénonçons, c’est l’exploitation de travailleurs étrangers. Ces derniers sont logés dans des baraquements insalubres, pour un salaire de misère, soumis à des cadences infernales. Pour nous, une seule règle doit s’appliquer: à travail égal, salaire égal.

Mais aussi dans le secteur du nettoyage et du gardiennage

Les secteurs du nettoyage et du gardiennage sont eux aussi touchés par le phénomène du dumping social et de la concurrence déloyale. Les clients sont sans cesse à la recherche du prix le plus bas, ce qui met les entreprises sous pression. Un nombre croissant d’entreprises malhonnêtes a recours au dumping social, à la fraude et au travail au noir pour diminuer les prix au maximum. Le plus choquant, c’est que même les pouvoirs publics font des choix plus que discutables lorsqu’il s’agit d’attribuer des marchés publics. Elles ont trop tendance à se baser exclusivement sur le critère du prix le plus bas, au détriment des conditions de travail ou de l’éthique. Un comble. Prendre le prix le plus bas, c’est aussi mettre l’emploi de qualité en danger et à terme, détruire la sécurité sociale.