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Lundi 14 Novembre 2016, 16:15

Continuer d'engranger des progrès sociaux, l'objectif de la CP 100

Le secteur de la CP 100, auxiliaire pour ouvriers, est un secteur particulier car il regroupe des entreprises qui ont des activités très diverses. On peut y retrouver des ouvrières et ouvriers de la publicité, distribution, nettoyage, sécurité ou encore d’entreprises à finalité sociale. Tous travaillent dans des entreprises n’appartenant pas ou pas encore à un secteur bien défini.

La CP 100 se vide

Le secteur regroupe principalement des petites et très petites entreprises (90% des entreprises comptent moins de 20 travailleurs) qui prennent la direction de la CP 100, souvent par opportunisme, car les conditions des travailleurs y sont moindres. L’une des particularité de ce secteur réside dans la diminution pour ainsi dire continuelle du nombre d’entreprises. En 2015, 932 entreprises ont quitté le secteur. En réalité, sous la pression des syndicats, elles ont rejoint une autre commission paritaire qui correspond à la réalité des travailleurs. Une partie d’entre elles ont rejoint la nouvelle commission paritaire auxiliaire pour le secteur non-marchand (CP 337).

La santé financière des plus grandes entreprises est bonne. Depuis 2007, les actionnaires ont perçu des dividendes sans discontinuer. 2015 a d’ailleurs été une année très rentable, les actionnaires ont perçu 11 fois plus que ce qu’ils avaient reçu en 2007. « Peut-on en dire autant concernant les travailleurs ? » s’interroge Herman Baele, secrétaire fédéral en charge du secteur. « Nous sommes dans une situation où la rémunération du capital ne cesse d’augmenter alors que ça stagne au niveau du social. »

Statut délégation syndicale et salaire minimum

Les dernières négociations sectorielles ont permis des avancées non-négligeables au sein du secteur. Il faut dire que la plupart des entreprises de ce secteur n’ont pas de concertation sociale, ni de conventions au niveau de l’entreprise. Une commission paritaire efficace, garantissant des accords minimums, est donc essentielle. Depuis la création de la commission paritaire en 2008, la FGTB s’efforce de conquérir de nouveaux droits pour les travailleurs de la CP. Ainsi, ils peuvent désormais compter sur un véritable salaire horaire minimum, couplé à l’index et qui n’intègre plus toutes les primes. Lors des dernières négociations sectorielles, une CCT a finalement été conclue sur la création d’une délégation syndicale ainsi que l’instauration d’une prime annuelle équivalent à 11 fois le salaire horaire pour chaque travailleur.

« La CP 100 est un des secteurs de notre centrale qui a connu les plus beaux progrès sociaux en peu de temps. C’est grâce à l’engagement des travailleurs que je tiens à féliciter. Il faut poursuivre dans ce sens. A l’avenir, nous poursuivrons les négociations autour des points qui figurent sur notre liste de priorités : plus de démocratie sociale en baissant le seuil pour la formation d’une délégation syndicale, la création d’une prime syndicale, l’indexation des salaires réels, le renforcement des salaires minimums indexés,… » annonce Herman.

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