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Vendredi 18 Novembre 2016, 14:30

Industrie du béton - Cultivons la solidarité !

C’est à La Roche que les délégués de l’industrie du béton se sont réunis pour tenir leur congrès professionnel. Un secteur qui paie lui aussi un lourd tribu à la crise de 2008. Malgré tout, c’est aussi un secteur qui va de l’avant et qui se bat pour que la solidarité ne soit pas un vain mot.

En effet, la solidarité doit rester une valeur fondamentale dans le monde du travail et ce congrès a permis de mettre en avant quelques belles expériences en la matière. Comme par exemple 85 travailleurs qui débraient pour deux travailleurs injustement licenciés. Après 3 jours d’arrêt de travail, les travailleurs licenciés obtiennent des indemnités six fois plus élevées. La crainte de nos délégués est de voir cette solidarité disparaitre avec le départ des anciens, mais c’est pour cela qu’il faut la cultiver. Dès aujourd’hui. Entre travailleurs fixes, intérimaires, jeunes et moins jeunes.

Le détachement et la sous-traitance déloyale

Comme dans d’autres secteurs, les travailleurs de l’industrie du béton souffrent aussi de la concurrence déloyale engendrée par l’exploitation de travailleurs étrangers. C’est ainsi que de nombreux travailleurs se retrouvent au chômage économique et qu’ils sont remplacés par des travailleurs détachés. Ces derniers, originaires pour la plupart du Portugal ou de la Roumanie, sont honteusement exploités pour un salaire de misère. Une situation que la Centrale Générale – FGTB dénonce sans relâche. Notre revendication à ce propos est très claire : nous voulons le même salaire et les mêmes conditions de travail pour tous. C’est la seule manière d’éviter la concurrence déloyale.

La santé avant tout

Parmi les points d’attention, les délégués se sont attardés sur la santé et la sécurité. En matière d’accident du travail, les délégués soulignent que bon nombre de patrons sont prêts à tout pour faire mentir les statistiques. Ainsi, certains paient des travailleurs victimes d’un accident du travail pour venir travailler dix minutes tous les deux jours, juste pour qu’ils ne déclarent pas leur accident. On s’en doute, la pression des compagnies d’assurances doit être très forte, mais le travailleurs doivent être conscients que cela risque de leur coûter très cher en cas de complication.

En outre, la non déclaration peut aussi empêcher le Comité pour la Prévention et la Protection au Travail de prendre des mesures là où c’est nécessaire.

La formation comme tremplin

Dans le secteur de l’industrie du béton, le Fonds Social subsidie également des formations. Les délégués présents au congrès ont été encouragés à en parler autours d’eux, de proposer à leur employeur des formations qui pourront être utiles à tous les travailleurs. Plus que jamais, les formations doivent être vues comme un tremplin.

Les photos du congrès professionnel

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