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Mercredi 20 Mai 2015, 10:15

Saut d'index - Pétrole, ciment, imprimerie et coiffure, les premiers frappés

Cela fait plusieurs mois déjà que nous nous insurgeons avec force contre le saut d’index. Le gouvernement fait la sourde oreille. Et à présent, ce sont les travailleurs qui commencent à en ressentir les effets. Et pour cause, depuis mai, le saut d’index est notamment devenu une réalité pour quatre secteurs de la Centrale Générale-FGTB. 

Fin avril, le gouvernement fédéral a approuvé un saut d’index de 2 %. Sous les applaudissements des employeurs. Cela signifie que les salaires seront gelés jusqu’à ce que l’index augmente de 2 %. En d’autres termes, le coût de la vie augmentera de 2 % mais nos salaires ne suivront pas. 

Les systèmes d’indexation des salaires varient en fonction des secteurs. Pour certains, l’indexation se fait tous les mois, pour d’autres, tous les trimestres ou encore une fois par an. D’autres secteurs utilisent l’indice pivot. Cela signifie que les salaires sont indexés lorsque l’indice augmente par exemple de 0,5%, 1% ou 2%.

Mais quel que soit le système d’application, tôt ou tard, le saut d’index aura lieu pour tout le monde, quel que soit le secteur. Vous aussi, au final, vous perdrez 2 %.

Pour la Centrale Générale-FGTB, quatre secteurs sont touchés en mai.

Coiffure et soins de beauté (CP 314)

2% (l’indice pivot aurait dû être dépassé en avril)  16.000 travailleurs
Industrie graphique (CP 130) 2 % (l’indice pivot aurait dû être dépassé en avril) 8.200 travailleurs
Industrie du pétrole (CP 117) 0,18% (indexation mensuelle)  1.500 travailleurs
Fabrique ciment (CP 106.01) 0,18% (indexation mensuelle)  1.000 travailleurs

Les travailleurs de l’industrie graphique tout comme ceux de la coiffure et des soins de beauté ont directement vu leur indexation de 2 % leur passer sous le nez. Pour ceux de l’industrie du pétrole et des fabriques de ciment, il ne s’agit ‘que’ de 0,18 %. Mais pour eux aussi, cela va se poursuivre jusqu’à atteindre les 2 %. Le saut d’index est donc désormais devenu réalité.

Prenons l’exemple d’un imprimeur de l’industrie graphique qui travaille dans un système de 3 équipes. Il perdra 65 euros par mois. Pour un an, en tenant compte de la prime de fin d’année, cela représente plus de 900 euros perdus.

Pour nous, c’est un vol.

Saut index vol