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Point de vue

Mardi 30 Août 2016, 13:45

Un peu d’audace SVP !

A l’heure où nos enfants retournent sur les bancs d’école pour se préparer un avenir que nous leur souhaitons aussi serein que possible, nous devons nous aussi nous pencher sur notre avenir. Un avenir beaucoup plus proche et qui s’annonce morose.

En effet, après presque deux ans de gouvernement Michel, les attaques contre les citoyens ordinaires ne faiblissent pas. Au contraire, cet été encore, le ministre Peeters a déposé des projets de loi qui signent la fin de la semaine de 38 heures et qui autorisent à prolonger le blocage des salaires. Le ton est donné. La rentrée sociale sera chaude et notre mobilisation devra être à la hauteur des attaques.

La Centrale Générale – FGTB le clame haut et fort. Autrement et mieux, c’est possible. Nos alternatives reposent sur une stratégie en trois axes. Trois axes complémentaires, indissociables et élémentaires. Primo une fiscalité juste, qui impose les grosses fortunes afin de dégager des moyens supplémentaires. Secundo, utiliser ces moyens pour créer des emplois de qualité et financer une réduction collective du temps de travail. Tertio, revaloriser le salaire minimum pour en finir avec la situation scandaleuse des travailleurs pauvres et relancer par la même occasion notre économie.

Jusqu’à présent, nous ne sommes pas entendus. Prenons le volet emploi. Lorsque nous parlons d’emplois de qualité, fixes et à temps plein, le gouvernement s’auto congratule pour la création d’emplois précaires. Quand nous disons réduction collective du temps de travail, lui propose la fin des 38 heures et une flexibilité accrue des travailleurs. Les esprits chagrins diront que nous n’avons pas les moyens de financer de telles avancées sociales. C’est faux. Il faut prendre l’argent là où il est, par exemple en instaurant un impôt sur la fortune. Le gouvernement pourrait ainsi injecter les moyens dégagés dans la création d’emplois de qualité dans les soins de santé, l’enseignement ou encore les travaux publics. De tels emplois permettent aux travailleurs d’avoir des perspectives d’avenir, de se constituer des droits mais aussi parce que des emplois stables sont le meilleur moteur de l’économie.

On le voit, autrement et mieux, c’est possible, mais cela demande un peu d’audace. L’audace d’oser le progrès social, de mettre le citoyen au centre des préoccupations et non pas uniquement les fortunés et les grosses multinationales. Mais manifestement, ce gouvernement n’est pas de ceux qui osent le progrès mais bien de ceux qui préfèrent la régression.

Le 29 septembre, une manifestation nationale du front commun syndical sera organisée à Bruxelles. Une fois de plus, nous ferons entendre notre opposition à la politique du gouvernement Michel. Plus que jamais, nous devons être nombreux.

Robert Vertenueil (Secrétaire Général) - Werner Van Heetvelde (Président)