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Des solutions pour sortir de la crise existent

Depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans de cela, le gouvernement de droite ne cesse de dire qu’il veut faire des économies drastiques. Que cela fera mal. Et jusqu’à présent, ce gouvernement est fier de son intransigeance, il est fier de ne pas céder à la protestation.

Nous aussi, nous disons que ces mesures font mal. Nous disons que le saut d’index et le blocage des salaires touchent durement les travailleurs. Mais nous disons aussi que le gouvernement a l’intention de déréguler tellement en profondeur la durée du travail que cela fera mal à tout le monde. Et nous disons aussi que ce gouvernement se montre intransigeant, qu’il ne laisse aucune place à la concertation.

Mais lorsque nous affirmons cela, les politiciens de la majorité disent que c’est de la désinformation. Ils affirment même que la situation n’est pas aussi grave. Ils se contredisent. C’est un premier signe qui prouve qu’ils ne sont pas tranquilles face à la protestation croissante.

Parce qu’en effet, de plus en plus de gens font comprendre que la politique de ce gouvernement est profondément injuste. Plus la fortune est importante, moins il faut contribuer. Plus le salaire est faible, plus il est dur à gagner …

Robert Vertenueil, secrétaire général

… Et aujourd’hui, les gens savent que cette politique pratiquée par le gouvernement ne fonctionne pas. Le budget de l’Etat n’est pas sous contrôle. Le chômage reste élevé. La sécurité sociale est démantelée. Les nouveaux emplois sont médiocres, temporaires ou des flexi-jobs à temps partiel.

Ce n’est pas de la désinformation mais la terrible réalité. Et c’est pour cela que notre syndicat organise la protestation. C’est pour cela que nous invitons tout le monde à faire grève le 24 juin.

Il existe une alternative à cette politique désastreuse. Une alternative qui sort les gens en difficulté de la pauvreté. Une alternative qui donne un nouvel essor à l’économie. Ce que nous exigeons via notre grève, c’est d’être sérieusement entendu.

Pour nous, tout tourne autour de vrais bons emplois, d’un pouvoir d’achat fort et d’un système d’impôts justes. C’est de cette manière que l’on pourra renouer avec la croissance et la prospérité. C’est ainsi que l’on pourra préserver notre sécurité sociale.

On compte sur vous le 24 juin. Pour une alternative sociale juste.

Werner Van Heetvelde, président

Notre alternative

Des solutions pour nous sortir de la crise existent. Les économies drastiques sur les salaires et la protection sociale ne font qu’empirer les choses. Et elles sont injustes. Nous voulons des emplois, du pouvoir d’achat et des impôts justes. Les trois en même temps, l’un ne va pas sans les deux autres. Le 24 juin, nous ferons grève pour faire entendre ces alternatives sociales.

Emplois

Pas les petits emplois précaires, les flexi-jobs mal payés que ce gouvernement de droite exhibe fièrement. Nous avons besoin d’emplois de qualité, des emplois durables avec des contrats fixes.

  • Parce que de tels emplois garantissent la sécurité, des revenus sûrs et des perspectives d’avenir.
  • Parce que ces emplois ouvrent des droits sociaux à part entière, une protection en cas de chômage ou de maladie et un droit pour la pension.
  • Parce que des emplois stables sont le meilleur moteur de l’économie.

Pouvoir d'achat

Pas les inventions mensongères du tax shift qui nous donnent quelques petits avantages fiscaux qui ne compensent même pas ce qui nous a été pris par le saut d’index, le blocage salarial et l’augmentation de taxes et tarifs. Nous avons besoin d’un véritable pouvoir d’achat, qui suive l’évolution du coût de la vie et l’augmentation de la productivité.

  • Parce que le pouvoir d’achat est notre part légitime des avancées économiques.
  • Parce que le pouvoir d’achat nous protège des hausses de prix et évite que les gens ne tombent dans la pauvreté.
  • Parce que le pouvoir d’achat nous permet de maintenir nos dépenses, ce qui est absolument nécessaire pour faire tourner l’économie.

Des impôts justes

Pas les pseudos interventions du gouvernement de droite qui n’apportent quasiment pas de revenus supplémentaires et qui laissent aux grosses fortunes et aux multinationales une paix royale. Nous avons besoin d’un système fiscal vraiment équitable, basé sur
une imposition équitable de tous les revenus et un effort accru des hauts revenus.

  • Parce que des impôts justes permettraient de dégager les moyens suffisants pour financer les besoins de la collectivité: notre enseignement, nos soins de santé, notre culture, nos infrastructures, notre sécurité.
  • Parce que des impôts justes fourniraient des moyens afin d’investir dans une économie durable, dans l’innovation et de nouveaux emplois.
  • Parce que des impôts justes assureraient aussi une redistribution plus équitable des richesses. Avec des impôts justes, nous aurions les moyens de conserver notre sécurité sociale. Une question de solidarité élémentaire.

Il y a suffisamment de raisons pour faire grève le 24 juin. Les travailleurs de nos secteurs exigent des emplois, du pouvoir d’achat et des impôts

Construction | Les ouvriers réclament une concurrence loyale et des impôts justes

Les ouvriers de la construction ne savent que trop bien à quel point des emplois décents sont nécessaires, respectueux des accords salariaux et soucieux du bien-être et de la sécurité. Ils connaissent le fléau du dumping social. Des négriers font venir dans notre pays des ouvriers étrangers qu’ils paient un salaire de misère. Il y a aussi les ruses pour recourir aux faux-indépendants. Ça suffit, nous disent les ouvriers de la construction. Les étrangers ont droit à un salaire décent et une bonne protection sociale, des horaires de travail corrects et des jours de repos. C’est de cette manière qu’il faut enrayer cette concurrence déloyale qui tire nos emplois vers le bas. Tout un ensemble de mesures ont été établies afin d’y arriver. Mais on attend toujours une approche efficace. L’alternative est là, sur la table, il reste à attaquer le taureau par les cornes et l’appliquer, voilà l’avis des ouvriers
de la construction. 

D’ailleurs, de nombreux emplois pourraient être créés dans le secteur de la construction. Un système d’impôts équitables permettrait aux autorités de dégager les moyens nécessaires afin d’investir dans des travaux. Et c’est plus que nécessaire. Pensez par exemple aux logements sociaux ou au réseau routier.

Industrie | Le travail soutenable, une priorité pour les travailleurs

Les travailleurs de nos secteurs industriels, la chimie par exemple, ne savent que trop bien qu’il faut agir en faveur du travail soutenable. Ils sont particulièrement fâchés de constater que le gouvernement reprend cette idée pour en faire du travail ‘agile’. Avec une flexibilité excessive, des horaires aléatoires. Ils sont déjà en colère de voir que le travail de nuit et en équipe fait bénéficier au patron d’avantages fiscaux et de diminutions de cotisations patronales.

Assez, veillez à l’humanisation du travail, comme ils disent dans la chimie. Diminution du temps de travail, réorganisation des systèmes d’équipes, possibilités de passage à un horaire de jour. C’est comme cela que vous obtiendrez de meilleurs emplois et que vous permettrez aussi la création de nouveaux emplois. C’est ainsi aussi que vous obtiendrez un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Services | L'importance du pouvoir d'achat

Dans les secteurs des services, les travailleurs sont bien conscients que le pouvoir d’achat doit être maintenu. Demandez aux travailleuses des titres-services, avec leurs petits salaires et les interventions insuffisantes dans leurs frais de déplacement. Ou demandez à une des nombreuses travailleuses du nettoyage qui, à cause d’horaires impossibles, n’arrive pas à avoir un horaire complet et donc aussi un salaire complet. Posez la question à une maman solo qui doit jongler pour arriver à joindre les deux bouts.

Ici, les gens sont bien conscients de l’importance de l’indexation des salaires et les gens sont particulièrement furieux contre le saut d’index qui diminue leur pouvoir d’achat pour toujours. Les indexations sont indispensables, dans les services, ils en sont bien conscients. Et il faut pouvoir négocier librement afin d’améliorer progressivement les salaires. L’écart salarial qui pénalise les femmes doit être résorbé. Les salaires minimums doivent être augmentés.

Travailler et être malgré tout pauvre, c’est du jamais vu. Le pouvoir d’achat est indispensable pour vivre de manière correcte. Et le pouvoir d’achat fait tourner l’économie. Ça aussi, c’est une alternative indispensable.

Soins de santé | Investir dans de nouveaux emplois

Plus d’emplois, les travailleurs des secteurs des soins de santé savent que c’est la bonne alternative. La demande des aides à domicile, de soins et d’assistance médicale ne cesse d’augmenter pour la simple raison que nous avons la chance de vivre plus vieux. Mais dans ce cas, il faut aussi y investir, voilà ce que pensent les travailleurs des soins de santé. Des milliers de personnes peuvent être sorties du chômage et trouver un emploi passionnant dans les soins de santé.

Mais oui, pour cela, il faut de l’argent. C’est justement pour cette raison que les travailleurs des soins de santé sont à ce point mécontents qu’il y ait autant de cadeaux et d’échappatoires pour le gros capital. Avec un système fiscal juste, il serait possible d’investir dans les soins de santé. Et de nouveaux emplois procureraient aussi plus de revenus à la sécurité sociale. C’est le chemin qui nous sortira de la crise.

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