Le congé-éducation payé, un système avantageux mais peu sollicité

Alors que les étudiants s'apprêtent à reprendre la direction de l'école, certains travailleurs vont eux aussi débuter une formation via le congé-éducation payé. Focus sur ce système avantageux.

Alors que les étudiants s'apprêtent à reprendre la direction de l'école, certains travailleurs vont bientôt débuter une formation en ayant recours au congé-éducation payé. Ce système offre la possibilité de prendre jusqu’à 180 heures de congé pour suivre une formation, sans perte de salaire. Il apparaît toutefois que peu de travailleurs ont recours à cette possibilité pourtant avantageuse.

Certains chiffres révèlent que le congé-éducation payé (CEP) est de moins en moins prisé par les travailleurs. Ainsi, seuls 1,9% des travailleurs belges du secteurs privé auraient eu recours au système en 2018 (Chiffres Acerta). C'est la cinquième année de suite que l'utilisation du CEP recule. Pourtant, cette formule recèle pas mal d’avantages.

Le CEP permet de suivre une formation reconnue tout en continuant à percevoir un salaire normal. Chaque travailleur peut bénéficier du système. Les travailleurs à temps partiel doivent toutefois remplir certaines conditions.

Les formations qui ouvrent le droit au congé-éducation payé sont de deux sortes : les formations professionnelles et les formations générales. Elles doivent durer au minimum 32 heures et ne doivent pas obligatoirement avoir de lien direct avec le travail. Selon la formation choisie, vous disposez entre 80 et 180 heures de CEP.

En pratique

  • Lorsque le travailleur a arrêté son choix de formation, il remet l’attestation d’inscription à son employeur et lui communique les dates auxquelles il compte s’absenter.
  • La demande doit parvenir au plus tard le 31 octobre de chaque année scolaire ou, en cas d’inscription tardive, dans les 15 jours après celle-ci.
  • Le travailleurs doit apporter à son employeur la preuve qu’il suit bien les cours avec assiduité via une attestation trimestrielle

La règlementation en Wallonie

La règlementation à Bruxelles