Ensemble pour le changement

On nous dit qu’il faut travailler plus longtemps et de façon plus flexible. Et qu’il faut faire un petit effort pour que la société continue à tourner. Mais, est-ce vraiment le cas? Pas du tout. Tout est une question de choix. Et en choisissant pour des alternatives, on crée une société où il fait bon vivre, pour tous. Découvrez comment on peut changer les choses.

A la loupe

On nous dit qu’il faut travailler plus longtemps et de façon plus flexible. Et qu’il faut faire un petit effort pour que la société continue à tourner. Mais, est-ce vraiment le cas? Pas du tout. Tout est une question de choix. Et en choisissant pour des alternatives, on crée une société où il fait bon vivre, pour tous. Découvrez comment on peut changer les choses.

1. Revenus – un salaire minimum de 14 euros bruts par heure

Pour vivre dignement, il faut un salaire décent. Pour nous, ce salaire correspond à un minimum de 14 euros par heure, soit 2.300 euros bruts par mois. C’est ce que nous voulons pour tous les travailleurs et travailleuses, y compris pour les jeunes de moins de 21 ans. L’indexation des salaires reste essentielle, car elle permet une adaptation automatique de nos salaires à l’augmentation des prix des produits et services de première nécessité. Si vous recevez des avantages extralégaux, sachez que seul votre salaire brut influence votre pension.

Préférez donc toujours un salaire fixe le plus élevé possible. Enfin, nous appelons le gouvernement à renoncer au renforcement de la loi sur la norme salariale et à renouer avec des négociations salariales libres.

2. Travail –  notre plaidoyer pour plus de qualité et pour travailler moins longtemps

Flexi-jobs, journées de travail plus longues, plus grande pression au travail… Combien de temps tien-drons-nous encore? Pour nous, le travail faisable signifie de travail-ler moins longtemps. Ceci permet une meilleure conciliation entre vie privée et professionnelle, met un terme à l’inégalité hommes-femmes et présente l’avantage de permettre à plus de personnes de travailler. Pour concrétiser ceci, nous pensons qu’il convient de prévoir une concer-tation avec les employeurs. En tout cas, nous avançons déjà la semaine de 4 jours, qui offre le plus d’avantages aux travailleurs. Pour financer la réduction collective du temps de travail, nous demandons au gouvernement de lier les réduc-tions de cotisations patronales à la réduction du temps de travail avec maintien du salaire et embauches compensatoires.

3. Sécurité sociale – pension minimum de 1.500 euros

Nos pensions belges sont parmi les plus basses de l’Europe. C’est pourquoi, nous voulons que la pen-sion légale soit de 75% du salaire moyen, au lieu des 60% actuels, et nous exigeons une pension mini-mum de 1.500 euros. Les périodes sans travail, comme les périodes de maladie ou de chômage, devraient selon nous être prises en compte. Parce que notre sécurité sociale doit rester un système qui garantit la solidarité avec ceux qui ont un coup dur. A l’avenir aussi, tout le monde devrait pouvoir partir à la pension à 65 ans, voire plus tôt pour ceux qui ont travaillé 40 ans. De même, les travailleurs qui ont un métier pénible devraient pouvoir partir plus tôt à la pension.

4. Fiscalité – Imposition égale de tous les revenus

Les épaules les plus fortes doivent supporter les charges les plus lourdes. C’est pourquoi, nous pro-posons que tous les revenus soient imposés. Un euro est un euro. Ainsi, les revenus locatifs et plus-values réalisées sur la vente d’actions et de biens immobiliers doivent être imposés. Outre un impôt sur les plus-values, nous voulons aussi un impôt solidaire sur les grosses fortunes.

Par ailleurs, nous demandons:

  • Une taxe sur les transactions financières en Europe
  • De la transparence dans les socié-tés de management, pour qu’elles apportent, elles aussi, leur contri-bution juste à la société
  • Un impôt sur les bénéfices pour toutes les entreprises, sans ré-gimes de faveur
  • Le remboursement des avantages fiscaux injustes ou excess profit rulings, les bénéfices internatio-naux sur lesquels les sites belges de multinationales n’ont jamais dû payer d’impôts.

5. Services publics – tout le monde a droit à des services payables

Les bus et les trains vous em-mènent partout où vous le sou-haitez, les administrations commu-nales répondent à vos questions, les écoles donnent à tous les enfants les mêmes chances,… Les pouvoirs publics jouent un rôle essentiel dans notre société. C’est pourquoi, nous demandons aux gouvernements d’établir un solide plan d’investissement. Des investissements dans les services et dans le personnel nous garan-tissent des services publics effi-caces, abordables et accessibles à tous.