GSK : 1.217 emplois menacés en Belgique, un bain de sang social
La direction du groupe pharmaceutique GSK a annoncé ce mercredi 14 octobre son intention de supprimer jusqu'à 1.217 emplois en Belgique, dont 735 postes de cadres et 482 postes d'employés. Une restructuration massive qui menace près de 15 % des effectifs du groupe dans notre pays. La procédure Renault est enclenchée. Pour Jamal Amraoui, délégué principal FGTB chez GSK, c'est un véritable bain de sang social.
C'est lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire que la direction de GSK a dévoilé l'ampleur de son projet de restructuration. Les suppressions de postes envisagées concernent notamment les sites de Wavre, Rixensart et Gembloux.
La recherche et le développement, la production ainsi que les fonctions de support sont visés. Si les ouvriers ne sont pas directement concernés par les suppressions annoncées, l'ampleur du projet soulève des inquiétudes pour l'ensemble des travailleurs.
Plus d'un emploi sur sept menacé
Sur les quelque 8.300 à 8.400 travailleurs que compte GSK en Belgique, jusqu'à 1.217 pourraient perdre leur emploi. Derrière ce chiffre, ce sont autant de travailleurs et de familles dont l'avenir est aujourd'hui plongé dans l'incertitude.
Pour justifier cette restructuration, la direction invoque une nouvelle stratégie et une diminution des volumes de production. Des explications qui ne suffisent pas à justifier, aux yeux de la FGTB Chimie-Pétrole, des suppressions d'emplois d'une telle ampleur.
Cette annonce intervient dans un contexte de restructurations successives, qui alimentent les inquiétudes sur l'avenir des activités du groupe en Belgique.
Défendre chaque emploi, explorer toutes les alternatives
La procédure Renault ouvre désormais une phase d'information et de consultation des représentants des travailleurs. Elle doit permettre d'examiner en profondeur les justifications avancées par la direction, d'en mesurer les conséquences et d'étudier toutes les alternatives possibles aux licenciements.
Pour la FGTB Chimie-Pétrole, les 1.217 suppressions d'emplois annoncées ne peuvent être considérées comme une fatalité. La priorité est de préserver un maximum de postes et d'obtenir des réponses claires sur les perspectives industrielles de GSK en Belgique.
« On se battra pour chaque contrat et on fera en sorte de diminuer l'impact en proposant des solutions alternatives », affirme Jamal Amraoui, délégué principal FGTB chez GSK.
À ce stade, les suppressions d'emplois restent un projet soumis à la procédure d'information et de consultation. Leur nombre définitif et leurs modalités ne sont pas encore établis.
L'avenir de plus d'un millier de travailleurs est en jeu. Toutes les alternatives devront être examinées pour éviter ou limiter les licenciements.