Meilleurs voeux 2026
IndustriALL faisait partie d'une délégation de travailleurs qui a négocié un nouvel accord sur l'avenir du travail dans le secteur du pétrole et du gaz.
A l'issue d'une réunion technique d'une semaine au siège de l'OIT à Genève, les négociations entre les représentants des travailleurs, des gouvernements et des employeurs ont abouti à un accord sur l'avenir du travail dans le secteur du pétrole et du gaz.
De telles réunions offrent des repères sur la manière d'aborder les problèmes dans un secteur. Elles sont particulièrement importantes lorsque de nouveaux secteurs voient le jour ou lorsque les secteurs existants se trouvent confrontés à des changements majeurs dus à la transition énergétique et aux nouvelles technologies. En tant que principaux émetteurs de gaz à effet de serre, le pétrole et le gaz seront fortement touchés par la nécessité de décarboner. Pour les syndicats, il est primordial que cela se fasse de manière planifiée et structurée afin que de nouveaux emplois puissent être créés avant que les anciens ne disparaissent.
La délégation syndicale était composée d'experts du secteur du pétrole et du gaz. Des syndicats démocratiquement élus des Etats-Unis, du Brésil, de la Colombie, du Nigeria, de l'Irak, de la Norvège, de l'Australie et de l'Indonésie étaient représentés. Ils étaient soutenus par la CSI, IndustriALL Global Union et IndustriAll European Union.
Le bureau de l'OIT a élaboré un rapport qui a servi de base aux discussions. Des questions sur les défis, les opportunités, les bonnes pratiques et les exigences ont été soulevées au début de la semaine. Les négociateurs ont présenté leurs positions et leurs principales revendications. Sur la base de cette contribution, le bureau de l'OIT a rédigé une première mouture de texte, et les parties ont négocié des amendements au cours de la semaine.
Revendications des syndicats:
La délégation syndicale n'était pas satisfaite du déroulement et du résultat de la réunion. Une occasion a été ratée d'aborder des questions urgentes, notamment le problème de l'externalisation des travailleurs. Ceci était dû à un manque d'engagement de la part des employeurs. Aucune des grandes entreprises du secteur n'a participé à la réunion, et le négociateur principal des employeurs, issu de l'Organisation internationale des employeurs (OIE), n'avait aucune expérience sectorielle spécifique.
Etant donné que le résultat n'a pas été aussi bon que les syndicats l'avaient espéré, la possibilité d'élaborer un guide sectoriel pour une transition juste sera examinée après la réunion du Conseil d'administration de l'OIT l'été prochain.