Meilleurs voeux 2026
Le dimanche 26 janvier, une manifestation sera organisée à laquelle la Confédération générale de la FGTB apporte tout son soutien. Nos demandes sont claires : un cessez-le-feu immédiat et permanent, la protection de toutes les populations civiles, la libération de toutes les personnes détenues pour des raisons politiques, la fin de l’occupation illégale et de la colonisation du territoire palestinien occupé, la fin de la politique d'apartheid, la levée du siège de Gaza, et un accès à l'aide internationale pour la population de Gaza actuellement en urgence humanitaire absolue.
Le 26 janvier 2024, la Cour internationale de justice a établi un risque plausible de génocide commis par Israël à l'encontre de la population palestinienne de Gaza. Elle a ordonné à Israël des mesures conservatoires pour protéger la population palestinienne de Gaza.Israël a rejeté les demandes de la Cour et n'a appliqué aucune des mesures imposées.
Le 21 novembre 2024, la Cour Pénale Internationale a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de Benjamin Netanyahou, Premier Ministre israélien et Yoav Gallant, ex-Ministre de la Défense israélien pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité . Certains pays européens ont annoncé refuser de les appliquer.
Les rapports se multiplient ces derniers mois établissant les faits et l’intention constitutifs du crime de génocide. Les bombardements, le siège complet de la bande de Gaza, l'utilisation de la famine comme arme de guerre, la destruction massive des infrastructures sanitaires et médicales causant la diffusion des maladies , la destruction de toutes les conditions d’une vie digne et les dommages irréparables sont accompagnés d’appels à la haine et à la destruction de Gaza, empreints d’une déshumanisation totale de la population palestinienne.
La population palestinienne de Cisjordanie et de Jérusalem-Est est également quotidiennement soumise aux violences systémiques de l'armée d'occupation et des colons. La Cour internationale de justice a établi le 19 juillet 2024 que l'occupation israélienne est illégale et doit cesser dans les plus brefs délais. Il est également temps de mettre un terme à la suite sans fin de dépossessions imposées par Israël au peuple palestinien depuis 1948.
Cette séquence inédite s'inscrit dans la continuité de la Nakba, lorsqu’en 1948, des centaines de milliers de Palestinien·es, soit 75% de la population de la Palestine mandataire, ont été déplacé·es de force , leurs descendant·es étant encore aujourd'hui privé·es de leur droit au retour. Elle représente la continuation de 76 années marquées par le colonialisme, l’apartheid et l’oppression systématique contre l'ensemble du peuple palestinien, l’annexion illégale des terres palestiniennes et 16 années de blocus imposées aux Palestinien·es vivant dans la bande de Gaza. Ces violations doivent prendre fin sans délai.
Balayant toute perspective de cessez-le-feu à Gaza malgré les nombreux appels en ce sens, Israël a étendu son offensive au Liban et à la Syrie, menaçant les populations de ces pays et renforçant le danger de déstabilisation régionale et d’occupation à long terme de ces territoires.
Cette escalade doit cesser !
La Belgique fait partie des pays européens qui alignent leurs actions sur le respect du droit international. Malheureusement, ce n’est pas le cas de tous les Etats membres de l’UE, ni de l’UE elle-même. Et les actions entreprises sont loin d’être suffisantes pour représenter un signal clair pour Israël.
C'est pourquoi, les organisations signataires de cet appel demandent à la Belgique et à l’Union européenne de respecter leurs obligations au regard de la Convention sur le génocide et d'employer tous les moyens à leur disposition pour mettre fin au génocide en cours à Gaza.
La Belgique doit contribuer à accroître la pression internationale pour parvenir à un accord de cessez-le-feu immédiat et permanent ! Rassemblons-nous pour la marche nationale du 26 janvier à 14h Gare du Nord à Bruxelles pour exiger du prochain gouvernement belge :
Les organisateurs/organisatrices appellent les participant·es à respecter ces mots d'ordre et à manifester pacifiquement.
Toute apologie de crimes de guerre, d’attaques contre des civil·es ou toute manifestation d’antisémitisme, d’islamophobie et de toute autre forme de racisme entraînera une exclusion du rassemblement.
A la demande de nos partenaires palestiniens, seuls les drapeaux nationaux palestinien et libanais seront autorisés.