Échec des négociations dans l’industrie du béton

La troisième et dernière séance de négociations dans le secteur de l’industrie du béton s’est soldée par un échec. Malgré des propositions syndicales détaillées et chiffrées, la FEBE, la fédération patronale de l'industrie du béton préfabriqué fait la sourde oreille. Pas encore repue des cadeaux de l’Arizona (réductions hauts salaires, travail en équipe et de nuit, heures supplémentaires en net, etc), elle veut encore plus.

Des employeurs toujours plus gourmands

La fédération patronale a bien accepté de donner deux euros de chèques-repas, mais uniquement si elle gagne elle-même de l’argent sur le dos des travailleurs.

En substance, si un travailleur reçoit 400€ (maximum) de chèques-repas par an, les employeurs veulent recevoir au minimum 463€ de compensation payée par le fonds sectoriel. Sans oublier qu'ils recevraient aussi l’avantage fiscal lié aux chèques-repas.

La FEBE veut également réduire structurellement les cotisations au fonds de sécurité d’existence de +/-40%. Cet argent sert par exemple à financer des crédits-temps pour les travailleurs âgés, à compléter une indemnisation pour accident de travail, à mieux financer un congé de maternité, ou à payer l’assurance hospitalisation.

Inacceptable !

La FEBE a déjà démontré par le passé qu’elle ne sait pas garantir des accords et que les promesses des employeurs ne sont jamais tenues.

Aujourd'hui la coupe est pleine et pour être entendu, le front commun syndical a déposé un préavis de grève.