La patience des travailleurs des ETA Wallonnes est épuisée : place à la mobilisation
Le préavis d’action et de grève a pris effet ce vendredi 13 mars à durée indéterminée dans les ETA Wallonnes. Durant les prochains jours, les délégués du secteur informeront leurs collègues du manque criant de reconnaissance et du profond mépris affiché par leurs employeurs durant les négociations sectorielles. Ils refusent purement et simplement de répondre aux revendications légitime de ces travailleurs qui, pour rappel, sont pour la plupart porteurs d’un handicap.
Ils jouent pourtant un rôle essentiel dans l’économie wallonne : ils produisent, emballent, livrent, construisent, créent et soutiennent quotidiennement des milliers d’activités. Leur engagement ne peut plus être ignoré.
Les travailleurs s’organisent et n’hésiteront pas à organiser une action à grande échelle si le banc patronal continuent sur cette voie.
Ce 12 mars, bon nombre de travailleurs ont d’ores et déjà envoyé un signal clair en se mobilisant massivement lors de la manifestation nationale.
Il n’est plus question de passer sous silence la réalité des travailleurs des ETA. Nous resterons mobilisés aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir les droits et la dignité qui leur sont dus.
Nos revendications prioritaires
Face à l'impasse actuelle et au refus de répondre sérieusement aux demandes, le front commun syndical exige :
- L’instauration immédiate d’un chèque-repas sectoriel pour tous les travailleurs.
Un droit élémentaire dont bénéficient déjà la plupart des travailleurs en Wallonie. L’exclusion persistante des travailleurs des ETA est injustifiable.
- Une augmentation significative du montant des chèques-repas existants.
Là où ils sont en place, leur valeur demeure insuffisante et ne reflète ni l’inflation ni la réalité de terrain.
- Une véritable reconnaissance du travail accompli.
Les travailleurs des ETA ne peuvent plus être considérés comme une variable d’ajustement. Ils méritent respect, considération et des avancées concrètes.
- Des mesures fortes en matière de travail faisable et de fins de carrière.
Le secteur vieillit, les conditions sont exigeantes : il est urgent de garantir des parcours professionnels soutenables.
- L’interdiction des flexi-jobs dans le secteur.
Le recours aux flexi-jobs n’a pas sa place dans un secteur déjà fragilisé et qui devrait prioritairement investir dans ses travailleurs en situation de handicap.

