Urgence pour la paix, la justice sociale et la solidarité entre les peuples
Nous, travailleuses et travailleurs, syndicalistes et militants sociaux, constatons avec une profonde inquiétude la multiplication des conflits armés, des agressions militaires et des logiques de domination géopolitique qui, partout dans le monde, frappent en premier lieu les peuples, les classes populaires et le monde du travail.
L’attaque des États-Unis contre le Venezuela s’inscrit dans une logique d’ingérence et de prédation économique, qui détruit les services publics, l’emploi, la stabilité sociale et plonge les populations dans la précarité, pendant que les intérêts financiers et géostratégiques prospèrent.
À Gaza, où le génocide continue, ce sont des travailleurs, des familles, des enfants, des soignants, des enseignants, des civils qui meurent sous les bombes, dans un contexte de destruction systématique des infrastructures vitales, de famine organisée et d’anéantissement des conditions mêmes de la vie humaine, constituant un crime massif contre une population déjà opprimée.
Les menaces sur la souveraineté du Groenland révèlent une nouvelle fois que les territoires, les ressources naturelles et les peuples sont traités comme de simples marchandises dans une logique de domination impérialiste.
Et depuis ce week-end, les bombardements des États-Unis et d’Israël sur l’Iran ouvrent une nouvelle phase d’escalade militaire majeure, qui menace d’embraser toute une région et de provoquer une guerre généralisée dont les premières victimes seront, comme toujours, les travailleurs, les civils, les réfugiés, les populations pauvres et les peuples sans défense.
L’Europe soutient et ne dénonce pas les bombardements. Le gouvernement belge et en particulier le Ministre des affaires étrangères ne s’indigne pas non plus. Le droit international ne semble plus avoir sa place sur la scène politique.
Les guerres ne sont jamais celles des peuples. Les guerres sont décidées par des gouvernements, des élites politiques, des puissances économiques et des complexes militaro-industriels. Mais ce sont les travailleurs qui en meurent, ce sont les peuples qui en paient le prix, ce sont les services publics qui s’effondrent, ce sont les droits sociaux qui reculent, ce sont les conditions de vie qui se dégradent, ce sont les budgets sociaux qui sont sacrifiés au profit des budgets militaires.
La paix est une revendication syndicale fondamentale, une condition de la justice sociale. de l’émancipation des peuples.
La paix est incompatible avec l’impérialisme, le colonialisme, l’exploitation et la logique de guerre permanente.
Nous exigeons donc avec toutes les parties en faveur de la paix l’arrêt immédiat des bombardements, des agressions militaires et des logiques d’escalade et la protection effective des populations civiles et des travailleurs, partout dans le monde.
Nous continuerons à œuvrer en faveur de la solidarité internationale concrète entre les travailleurs et les peuples, au-delà des frontières, contre toutes les formes de domination.
Parce que ce sont toujours les travailleurs qui meurent dans les guerres des puissants.
Parce que ce sont toujours les peuples qui paient les crises qu’ils n’ont pas choisies. Parce que la paix, la justice sociale et la dignité humaine sont indissociables.
Notre combat est un combat pour la paix.
Notre lutte est une lutte pour les peuples.
Notre solidarité est internationale.

