Toujours les mêmes cow-boys derrière une fédération sans nom

Négociations dans les titres-services - C'est aujourd’hui que se tenait la troisième réunion de négociation pour le secteur des titres‑services. Sans Federgon qui en théorie n'y siège plus  mais dont l'influence reste toujours aussi palpable.

Au grand regret des organisations syndicales, cette ronde de négociation a juste permis de confirmer les craintes: la nouvelle fédération, dont l’identité et les employeurs qu'elle représente restent plus que vagues, n'a pas de réel mandat pour négocier un accord sectoriel. Dans les faits, elle continue à suivre exactement la même ligne que Federgon, sans la moindre évolution.

Derrière cette pseudo nouvelle fédération, ce sont toujours les mêmes grandes entreprises commerciales du secteur qui font la loi. Ces acteurs dominants, véritables cow‑boys des titres‑services, dictent leurs règles, imposent leur agenda et refusent toute avancée pour les travailleuses, alors même que le secteur bénéficie massivement de subsides publics.
Les organisations syndicales regrettent que cette nouvelle fédération ait quitté la table des négociations.

Heureusement les deux autres fédérations patronales Initiatives et Vlaams Platform DCO sont restées autour de la table pour négocier dans l’intérêt des aide-ménagères.

Nous avons déjà pu ensemble trouver un certain nombre de points d’accords dans l’intérêt des travailleurs et des entreprises qu’elles représentent.

Aujourd'hui, le pouvoir subsidiant doit continuer à responsabiliser les entreprises. Les aide-ménagères leur demandent d'assumer leurs responsabilités et d'arrêter de distribuer de l’argent public aux cow-boys de ce secteur.

Les organisations syndicales rappellent donc que la concertation sociale ne peut fonctionner qu’avec des fédérations patronales qui prennent réellement en compte le bien-être des aide-ménagères.

Nous continuons à appeler à une concertation sociale constructive qui met les aide-ménagères au centre des préoccupations.