Manifestation nationale du 9 octobre : pas dans nos poches !

Alors que les prix de l’énergie s’envolent et entraînent le coût de la vie avec eux, le gouvernement ressort les vieilles recettes : toucher à l’indexation, augmenter la TVA et flexibiliser encore davantage le temps de travail. Au lieu de protéger le pouvoir d’achat, les mesures qui se dessinent risquent d’enfoncer encore un peu plus celles et ceux qui ont déjà la tête sous l’eau. Le 9 octobre, rendez-vous à Bruxelles pour envoyer un message clair : pas dans nos poches. L’argent doit être cherché ailleurs. D’autres choix sont possibles.

Depuis 19 mois, les mesures s’accumulent : pensions, salaires, chômage, maladie, conditions de travail, sécurité sociale, services publics… Et à l’approche du conclave budgétaire d’octobre, le gouvernement cherche encore plusieurs milliards pour réduire le déficit.

Où ira-t-il les chercher ?

Une nouvelle intervention dans l’indexation, une hausse de la TVA ou l’annualisation du temps de travail : trois lignes rouges sont claires.

Pouvoir d’achat : pas touche à l’index
L’indexation automatique n’est pas un cadeau. Ce n’est pas non plus une augmentation de salaire. Elle permet aux salaires de suivre l’évolution des prix et protège ainsi notre pouvoir d’achat.

Y toucher, c’est faire supporter une partie de l’effort budgétaire directement aux travailleurs et travailleuses. Et l’impact ne s’arrête pas au salaire : des salaires moins élevés, ce sont aussi moins de cotisations pour financer notre sécurité sociale.

Après les mesures déjà prises, une nouvelle intervention unilatérale dans l’indexation constitue une ligne rouge.

Leur budget. Nos salaires ?

Annualisation du temps de travail : notre temps n’est pas une variable d’ajustement
Une semaine à 28 heures, la suivante à 48 heures : voilà très concrètement ce que peut signifier l’annualisation du temps de travail. Les horaires s’adaptent davantage aux besoins de l’entreprise et, pour les travailleurs et travailleuses, organiser sa vie privée devient beaucoup plus compliqué.

« Flexibiliser », « moderniser », « annualiser » : derrière ces mots techniques se cache une réalité très concrète.

Avec l’annualisation du temps de travail, le gouvernement veut permettre une organisation dans laquelle les horaires peuvent davantage varier selon les périodes d’activité. Les journées pourraient notamment atteindre 12 heures pendant certaines périodes, avec une compensation ultérieure. La FGTB alerte également sur le risque de perte de revenus liée à la disparition de certains sursalaires.

Mais il n’est pas seulement question d’argent. Comment organiser la garde des enfants, prévoir un rendez-vous ou simplement savoir quand on aura du temps pour soi lorsque les horaires varient en fonction des besoins de l’entreprise ?

Une autre organisation du travail est possible : avec des horaires prévisibles, des emplois de qualité et du temps pour vivre en dehors du travail.

Leur flexibilité. Notre temps ?

Fiscalité : pourquoi toujours les mêmes poches ?
Le gouvernement doit assainir les finances publiques. Mais la vraie question est de savoir où aller chercher l’argent.

Une hausse de la TVA toucherait directement les dépenses quotidiennes. Une intervention dans l’index toucherait les salaires. De nouvelles économies dans la sécurité sociale ou les services publics auraient elles aussi des conséquences concrètes.

Pourtant, d’autres choix existent.

Les syndicats ont présenté des propositions permettant de dégager environ 21 milliards d’euros, en combinant de nouvelles recettes plus équitablement réparties et des économies sur des dépenses inefficaces.

Parmi les pistes proposées : faire davantage contribuer les revenus du capital et les grandes fortunes, mieux encadrer les constructions fiscales et les sociétés de management, revoir les subsides aux entreprises qui n’ont pas démontré leur utilité et renforcer l’administration fiscale ainsi que les services d’inspection sociale.

Une pétition citoyenne pour une fiscalité plus juste a par ailleurs déjà recueilli plus de 76 000 signatures.

D’autres choix sont possibles.

Pourquoi manifester le 9 octobre à Bruxelles ?
Parce que les décisions qui se préparent aujourd’hui concernent directement notre pouvoir d’achat, nos factures et notre temps.

La manifestation nationale du 9 octobre 2026 à Bruxelles constitue un premier avertissement au gouvernement. Une nouvelle intervention dans l’indexation, une hausse de la TVA ou l’annualisation du temps de travail font partie des lignes rouges annoncées.

Et la mobilisation ne s’arrêtera pas nécessairement au 9 octobre. Si le gouvernement maintient sa trajectoire et franchit une ou plusieurs lignes rouges lors du conclave budgétaire, un mandat existe pour appeler à une grève générale au cours de la semaine du 23 novembre.

 

Manifestation nationale du 9 octobre 2026 : infos pratiques

📅 Vendredi 9 octobre 2026

📍 Bruxelles

Manifestation nationale

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PAS DANS NOS POCHES !

 

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